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Édition 13/2026

Formation professionnelle initiale

Pour une utilisation responsable du smartphone dans l’entreprise formatrice

Comment les formateurs en entreprise peuvent-ils aider les apprentis à utiliser leur smartphone de façon responsable? Dans un article publié par la revue Transfer, le psychologue Jonas Probst donne trois recommandations: 1) montrer l’exemple; 2) établir des règles selon le contexte et en concertation avec les personnes en formation; 3) en cas de manquements aux règles, privilégier le dialogue plutôt que la sanction. Plusieurs études montrent que la simple présence d’un smartphone au travail réduit les capacités cognitives. Il est donc essentiel d’adopter une position claire en la matière. La réussite de l’apprentissage en dépend.

Arrêt du Tribunal fédéral: les tâches des apprentis doivent être supervisées activement

Les formateurs en entreprise doivent instruire et accompagner les apprentis avec professionnalisme, mais aussi leur servir de modèles, notamment en matière de sécurité. Ils sont également tenus de superviser activement leurs tâches, en particulier lors de travaux dangereux, cela pendant toute la durée de l’apprentissage. Un arrêt du Tribunal fédéral rappelle les responsabilités de ces professionnels, à la suite d’une affaire dans laquelle, faute de supervision, un apprenti de 1re année a subi une grave blessure en travaillant avec une fraiseuse. Le Tribunal fédéral a confirmé la condamnation prononcée en première instance à l’encontre du formateur responsable, comme l’indique la Suva dans un communiqué de presse.

Employabilité après l’apprentissage: l’importance de la pratique

Quels sont les critères clés qui favorisent l’employabilité après l’apprentissage? Une étude (en anglais) de l’Université de Berne a examiné la question en analysant les procédures de qualification de 173 professions, en Argovie. Les performances affichées lors des épreuves pratiques se sont avérées particulièrement révélatrices: toutes professions confondues, les bonnes notes obtenues lors de ces épreuves constituent le principal indicateur de succès en termes d’intégration professionnelle à l’issue de l’apprentissage. Les diplômés concernés perçoivent des revenus plus élevés pendant la première année d’activité, ont plus de chances de continuer à travailler dans l’entreprise qui les a formés, et ont moins de risque de se retrouver au chômage.
Davantage d’informations

La SEC Suisse revient sur la réforme «Employé-e-s de commerce 2023»

La réforme de la formation commerciale initiale a duré presque dix ans. Désormais, cette dernière met l’accent sur les compétences opérationnelles, est davantage axée sur la pratique et répond mieux aux exigences du monde du travail numérique, comme l’écrit la Société suisse des employés de commerce (SEC Suisse). En 2026, la première volée d’apprentis employés de commerce CFC ont passé la partie écrite des examens finaux sous forme numérique. La SEC Suisse revient sur le déroulement de la réforme dans un communiqué de presse, un post et une chronologie.

Apprentissage dual: la Suisse fait mieux que ses voisins

Les jeunes et les adultes qui se lancent dans un apprentissage dual sont plus nombreux en Suisse (76%) qu’en Allemagne (53%) ou en Autriche (34%), comme le révèle une étude transfrontalière menée notamment par la HEFP. L’Allemagne et l’Autriche sont confrontées à un défi: depuis 2004, le nombre de candidats à l’apprentissage dual a fortement baissé (respectivement -19% et -10%). En Suisse, il a en revanche progressé de 4%. La Suisse devance également ses voisins en ce qui concerne la part des femmes parmi les nouveaux apprentis (42%, contre 36% en Allemagne et 34% en Autriche). Cela s’explique principalement par une plus grande intégration des métiers de la santé et du social dans le système d’apprentissage dual. Depuis 2010, la part des apprentis d’origine étrangère a fortement augmenté dans les trois pays; en 2024, elle atteignait 25% en Suisse, 16% en Autriche et 12% en Allemagne.

Formation professionnelle supérieure et continue

Changement d’emploi et satisfaction professionnelle chez les diplômés de la FPS

Selon l’OFS, l’obtention d’un titre de la formation professionnelle supérieure (FPS) conduit quatre fois sur cinq à un changement d’emploi. Près de la moitié des titulaires d’un brevet fédéral (52%) ou d’un diplôme fédéral (47%) ont changé d’entreprise ou se sont installés à leur compte dans les quatre ans qui ont suivi l’examen. Quelque 22% ont changé de poste au sein de leur entreprise. Chez les diplômés ES, les taux atteignent respectivement 70% (changement d’entreprise ou activité indépendante) et 17% (changement de poste chez le même employeur). Lors d’une mobilité interne, les changements de poste s’accompagnent d’une promotion hiérarchique dans près d’un tiers des cas; cette situation est moins fréquente lors d’une mobilité externe. Un changement d’emploi entraîne souvent aussi une hausse du niveau de satisfaction au travail.
Communiqué de presse

Journée d’études de la FSEA: la formation continue face au changement générationnel

Au cours des prochaines années, de nombreux spécialistes et cadres travaillant dans le secteur de la formation continue partiront à la retraite et seront remplacés par une nouvelle génération avec d’autres attentes, compétences et modes de travail. La FSEA entend jouer un rôle actif dans le passage de témoin: comment attirer la relève afin d’assurer l’avenir du secteur? L’association invite les professionnels et les décideurs à en discuter lors d’une journée d’études qui aura lieu le mercredi 9 septembre 2026 à Berne. La manifestation se déroulera en français et en allemand, avec traduction simultanée.
Davantage d’informations

Brevets et diplômes fédéraux: approbations

Les règlements suivants, dont les titres n’ont pas changé, ont été approuvés par le SEFRI:

  • Chef/fe de projet systèmes de sécurité (BF)

  • Spécialiste du e-commerce (BF)

  • Spécialiste en administration publique (BF)

Les règlements sont disponibles dans la liste des professions du SEFRI. 

Formation générale et hautes écoles

Évolution du nombre d’étudiants en sciences humaines et sociales

En un peu plus de 40 ans, le nombre d’étudiants en sciences humaines et sociales a plus que triplé, passant de 18'000 en 1980/1981 à 59'300 en 2023/2024, comme le révèle une étude (en allemand, avec résumé en français) réalisée par la société econcept, sur mandat de l’ASSH (Académie suisse des sciences humaines et sociales). Depuis 2003/2004, la part des étudiants en sciences humaines et sociales parmi l’ensemble des personnes immatriculées dans les HEU a toutefois diminué de 41 à 29%. Cette baisse s’explique notamment par la progression marquée des inscriptions dans les MINT. L’étude fournit aussi des informations sur la réussite des études, la formation antérieure des étudiants ou encore le nombre de femmes. Les résultats sont complétés par des témoignages de spécialistes de l’orientation.
Davantage d’informations

HESD: le bachelor in Game and VR Development ne verra pas le jour

La Haute école spécialisée à distance de Suisse (HESD) prévoyait d’ouvrir un bachelor in Game and VR Development/Visual Computing and Game Engineering. Elle y a finalement renoncé.

NE: impact économique de l’Université

Une étude mandatée par l’Université de Neuchâtel (UNINE) chiffre à 230 millions de francs par an l’impact économique de l’institution en faveur du canton. Dans le détail, les dépenses de l’UNINE, de son personnel et de ses étudiants génèrent chaque année 30 millions de francs de retombées économiques directes pour le canton. Par ailleurs, l’Alma Mater retient plus de 1600 diplômés qui vivent et travaillent dans la région et qui contribuent chaque année pour près de 200 millions de francs au PIB neuchâtelois. À cela s’ajoutent 21 millions de francs de recettes fiscales annuelles pour les collectivités publiques.
Communiqué de presse

Marché du travail

Les salaires nominaux devraient augmenter de 1,2% en moyenne en 2027

Selon une enquête du KOF, les entreprises du secteur privé s’attendent à ce que les salaires nominaux augmentent de 1,2% en moyenne en 2027. Ce chiffre est inférieur à celui de l’année précédente (1,3%). La plupart des entreprises tablent sur une croissance allant de 0,6 à 1,4%. Elles sont nettement moins nombreuses qu’il y a un an à prévoir des augmentations de 2% ou plus. Les différences sont importantes selon les branches. Le secteur de la construction se distingue avec une hausse attendue de 2%. Les augmentations devraient être relativement faibles dans le commerce de détail (0,8%), le commerce de gros (0,9%), l’industrie manufacturière (1,0%) et la finance (1,0%). Les banques ainsi que l’industrie chimique et pharmaceutique seraient les moins bien loties.
Communiqué de presse

La pénurie de main-d’œuvre affecte particulièrement les PME

Le manque de personnel reste l’un des principaux défis pour les PME. C’est dans l’industrie manufacturière que la pénurie de main-d’œuvre se fait le plus sentir, cela depuis 2022. Beaucoup d’employeurs ne reçoivent que très peu de postulations. Dans le secteur des services, les candidats ne manquent pas, mais les qualifications requises font souvent défaut. C’est ce que révèle une étude (en allemand) réalisée par l’institut Sotomo, sur mandat de l’assureur AXA. L’étude montre aussi que la hausse des coûts met les PME sous pression. Pour ces dernières, l’intelligence artificielle et les droits de douane américains font partie des plus grands bouleversements. Par ailleurs, bon nombre de PME privilégient la voie de l’apprentissage et comptent embaucher moins d’universitaires ces prochaines années.
Davantage d’informations

La multiactivité en 2025

Dans une étude fondée sur l’enquête suisse sur la population active, l’OFS dresse le portrait des travailleurs qui cumulent plusieurs activités. En 2025, la multiactivité concernait 7,8% des personnes en emploi. Cette pratique était particulièrement répandue chez les plus de 40 ans et les femmes. Elle était aussi plus fréquente chez les indépendants que chez les salariés. L’étude le montre aussi: dans environ trois quarts des cas, les activités secondaires étaient exercées dans une branche différente de celle de l’activité principale. La moitié des activités secondaires se concentraient dans les domaines suivants: enseignement, santé humaine et action sociale, activités des ménages en tant qu’employeur, arts, spectacles et activités récréatives, autres activités de services.

Enquête suisse sur la population active au 2e trimestre 2026

Au deuxième trimestre 2026, le nombre de personnes en emploi a augmenté de 0,8% par rapport au même trimestre de l’année précédente, comme le montrent les derniers résultats de l’enquête suisse sur la population active (ESPA) de l’OFS. Durant la même période, le taux de chômage est passé de 4,6 à 4,9%, alors qu’il s’est maintenu à 5,9% dans l’UE. La publication «L’ESPA en bref 2025» fournit des informations sur l’activité professionnelle, le chômage ou encore la retraite.
Communiqué de presse

Colloque national 2025 d’Insertion Suisse: documentation

Le colloque national 2025 d’Insertion Suisse a porté sur l’évaluation de l’impact des interventions dans le domaine de l’insertion socioprofessionnelle. La documentation y relative est disponible en ligne. Dans trois articles publiés par la revue REISO, des participants approfondissent certains thèmes du colloque. Le premier article explique des notions de base et des approches d’évaluation dans ce domaine. En comparant différents indicateurs d’impact, le deuxième article montre qu’il ne faut pas se fonder uniquement sur des critères standards d’efficacité (dépenses, nombre de bénéficiaires, etc.), mais également sur des indicateurs durables, comme une insertion pérenne, pour améliorer réellement les prestations. Le troisième article présente une approche d’évaluation continue, évolutive et participative, conçue dans le cadre d’un projet pilote valaisan. La revue propose aussi une interview avec le secrétaire général d’Insertion Suisse.

VD: statistiques de l’emploi selon le niveau de formation

Dans le canton de Vaud, en quinze ans, le taux de chômage a nettement baissé chez les personnes ayant suivi une formation professionnelle initiale, notamment en entreprise. Il est ainsi passé de 5,9% en 2010 à 4,4% en 2025, comme le montrent les dernières statistiques. Le taux de chômage des titulaires d’un diplôme du degré tertiaire a en revanche progressé de 3,2 à 3,8% au cours de la même période. Ces quinze dernières années, la population active du canton a bondi de 14% et son niveau de formation a augmenté: le nombre de diplômés tertiaires occupés est passé de 130'000 à 200'000 (cela représentait respectivement 35% et 46% de la population active). Chez leurs homologues de la formation professionnelle, les chiffres ont peu évolué. Le nombre de personnes actives sans formation postobligatoire a reculé de 22%; ces personnes demeurent toutefois les plus touchées par le chômage (7,2%). La publication fournit aussi des données selon l’âge, le sexe et le domaine d’activité. Publiée en parallèle, la brochure «Vaud en chiffres 2026» couvre notamment la démographie, l’emploi et la formation.

Divers

Apprentissage vs gymnase, l’IA va-t-elle changer la donne?

À l’ère de l’intelligence artificielle (IA), est-ce l’apprentissage ou le gymnase qui répond le mieux aux besoins du marché du travail? C’est la question que se pose le think tank Avenir Suisse dans son blog. Jusqu’ici, on partait du principe que les compétences spécifiques à un métier vieillissaient moins bien que les connaissances générales. L’IA pourrait bien changer la donne. En effet, c’est la première fois qu’une technologie est capable de remplacer certaines capacités cognitives. Les compétences pratiques et l’expérience professionnelle acquises en apprentissage vont-elles ainsi gagner de la valeur? Selon Avenir Suisse, plusieurs éléments plaident dans ce sens. L’apprentissage s’adapte aussi plus rapidement aux évolutions du marché du travail. Au final, le think tank n’apporte pas de réponse définitive à la question. Il souligne toutefois que, grâce à ces deux voies bien établies, la Suisse est mieux préparée pour relever les défis posés par l’IA que les pays qui misent principalement sur la formation générale.

Tendances négatives en matière de santé mentale des jeunes

Créé par la Confédération, le système de monitorage KidsHealthCH donne une vue d’ensemble de la santé des enfants et des adolescents au niveau national. Le premier rapport, qui analyse 100 indicateurs clés, montre que les jeunes sont globalement en bonne santé. Il met toutefois en évidence certaines tendances négatives en matière de santé mentale. Le stress lié à l’école et le harcèlement ont augmenté, tout comme les troubles psychiques tels que les symptômes de dépression. Les hospitalisations pour maladies psychiques et tentatives de suicide sont devenues plus fréquentes, surtout chez les filles. La part des jeunes qui ne sont ni en formation ni en emploi est en hausse.
Communiqué de presse

Ouvrage sur l’insertion des jeunes en souffrance psychique

Dans un contexte où de plus en plus de jeunes souffrent d’une maladie psychique et où l’AI prévoit une prestation pour leur intégration, un ouvrage analyse les défis liés à l’insertion professionnelle de cette population en Suisse et au Québec. Son auteur, Antoine Sansonnens, est professeur à la Haute école de travail social de Fribourg. Les jeunes en souffrance psychique sont ballotés entre formation, emploi, dispositifs d’insertion et soins médicaux, voire hospitalisations. Cette situation incertaine rend leur accompagnement délicat. Pour leur part, les professionnels qui s’occupent de ces jeunes doivent gérer des objectifs contradictoires, entre respect des exigences institutionnelles et prise en compte des fragilités des bénéficiaires. Interviewé par Le Temps (édition payante), Antoine Sansonnens ne voit pas de solution miracle. Il prône toutefois une approche ouverte combinant différentes mesures individuelles et adaptées, issues du modèle suisse d’insertion par petits pas ou encore de la démarche nord-américaine (insérer tôt sans tout régler, parallèlement aux soins médicaux). 
Communiqué de presse

Manifestation: intégrer la durabilité dans la formation des futurs cadres

Comment rendre les futurs cadres compétents en matière de neutralité carbone, de durabilité et d’économie circulaire? Cette question sera au centre d’un événement organisé par l’Office fédéral de l’environnement et l’Office fédéral de l’énergie. Celui-ci se déroulera le mardi 24 novembre 2026 à Lausanne. Il s’adresse aux enseignants, aux formateurs ainsi qu’aux responsables de filières (niveaux haute école, apprentissage et formation continue) dans les domaines de l’économie et du management. Des experts issus des milieux économiques, scientifiques et éducatifs présenteront des exemples pratiques pour la mise en œuvre de ces objectifs dans les plans d’études, les cours, etc. Lors d’exposés et d’ateliers, ils aborderont notamment les compétences nécessaires à transmettre et leur évaluation aux examens.
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GE: niveau de formation de la population

Les chiffres actuels concernant le niveau de formation de la population genevoise confirment les tendances amorcées ces dernières années. En moyenne sur la période 2020-2024, 49% des 25-64 ans étaient titulaires d’un diplôme du degré tertiaire, 31% possédaient uniquement un titre de niveau secondaire II et 20% se contentaient d’un certificat de fin de scolarité obligatoire. Les nouvelles données montrent aussi qu’il y a toujours très peu de différences entre les sexes et que le niveau de formation s’améliore de génération en génération. Parmi les habitants nés à l’étranger, 48% détenaient un diplôme du degré tertiaire, tandis que 28% n’avaient pas été au-delà de l’école obligatoire, ce dernier chiffre étant en léger recul.
Davantage d’informations

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