Edition 02 | 2014

Focus "Formation professionnelle supérieure"

Edito

La formation professionnelle supérieure (FPS) a fait ses preuves. En tant qu’offre de qualification au degré tertiaire, elle permet de se spécialiser et d’approfondir ses connaissances.

Par Nick Manouk, rédacteur en chef

Elle propose également d’obtenir des qualifications en matière de gestion d’entreprise. Les examens fédéraux (examen professionnel et examen professionnel supérieur) et les filières des écoles supérieures fournissent les spécialistes et les cadres dirigeants dont l’économie suisse a besoin. Quelque 25'000 brevets et diplômes fédéraux sont décernés chaque année. La FPS s’est établie comme un véritable avantage en matière de compétitivité internationale et les rendements de cette formation sont très élevés. Suite à divers développements, la FPS est confrontée à de nouveaux défis. Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation a donc lancé un «projet stratégique» afin de renforcer la position de cette voie de formation. La présente édition de PANORAMA s’intéresse aux questions qui se posent dans ce contexte: à l’étranger et parmi la population étrangère vivant en Suisse, les titres de la FPS ne jouissent pas de la même considération que les titres académiques (p. 7); la mobilité de la main-d’œuvre et l’internationalisation des diplômes qui en découle nécessitent une systématique des titres transparente; la création des hautes écoles spécialisées exige un positionnement et une délimitation clairs par rapport à la FPS au degré tertiaire (p. 5), car la réorganisation des hautes écoles dans le cadre de la réforme de Bologne et leur structure des titres ont aussi un impact sur la FPS. En outre, les différences entre les systèmes éducatifs européens rendent difficile le classement des diplômes en fonction de leur valeur. Un autre problème, plutôt interne, réside dans le financement: les cours préparatoires aux examens fédéraux dépendent d’une forte participation financière de l’économie ainsi que des candidats et candidates (p. 7), tandis que le système des hautes écoles est principalement financé par les pouvoirs publics. C’est ici qu’intervient la volonté de ne pas défavoriser la formation professionnelle par rapport à la formation dans les hautes écoles. Toutefois, de grands désaccords subsistent sur les mesures à prendre.

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Prochaine édition

Le prochain numéro paraîtra le 23 octobre. Focus: Agilité