Edition 02 | 2018

MARCHÉ DU TRAVAIL

Obligation d’annonce des postes vacants

«Une véritable chance»

Dès le 1er juillet 2018, les postes vacants dans les branches affichant un taux de chômage de 8% devront être annoncés auprès des ORP. Selon Oliver Schärli, du SECO, cette mesure donne à ces derniers l’opportunité de promouvoir leur activité. Beaucoup d’employeurs ne connaissent en effet pas les services proposés par les ORP, qui sont de haute qualité.

Interview: Daniel Fleischmann, rédacteur de PANORAMA

Oliver Schärli est chef du domaine Marché du travail/Assurance-chômage au SECO. (Photo: SECO)

Oliver Schärli est chef du domaine Marché du travail/Assurance-chômage au SECO. (Photo: SECO)

PANORAMA: Avec cette obligation d’annonce, les ORP vont recevoir beaucoup plus d’offres d’emploi. S’agit-il pour eux d’un «nouveau départ»? Oliver Schärli: Non. Cette mesure ne va bouleverser ni les missions des ORP ni leur organisation, car leur activité consiste, aujourd’hui déjà, non seulement à conseiller, mais aussi à placer les demandeurs d’emploi. Mais il y aura effectivement une forte augmentation du nombre d’annonces d’offres d’emploi. On en compte aujourd’hui quelque 25'000 par an; l’obligation d’annonce dans les branches affichant un taux de chômage de 8% fera monter ce chiffre à 80'000, voire à plus de 200'000 dès 2020, lorsque ce taux sera abaissé à 5%. Cela représente un véritable défi pour les ORP. Sur la base d’estimations antérieures, entre 80 et 100 postes supplémentaires devraient être créés d’ici à fin 2019 et plus de 200 dès 2020. La qualité des prestations des ORP favorisera certainement l’acceptation de cette nouvelle réglementation par les employeurs. Comme le confirment différentes études, les ORP sont aujourd’hui déjà gérés avec professionnalisme et proposent des services de haute qualité. Mais leur visibilité auprès des employeurs est encore insuffisante. Ils ont désormais la possibilité de se faire davantage connaître – à mes yeux, c’est une véritable chance!

L’obligation d’annonce va-t-elle renforcer les relations entre le SECO et les cantons?
Absolument. Dans notre système d’exécution décentralisée, la collaboration entre le SECO et les organes exécutifs est un paramètre important. Mon intention était de visiter au moins cinq ORP par an, mais je n’y suis pas arrivé, faute de temps. L’entrée en vigueur de l’obligation d’annonce m’engage désormais à organiser ces visites. Les besoins des cantons, leurs attentes vis-à-vis du SECO, les réglementations nécessaires et les spécificités régionales sont quelques-uns des points qui ne peuvent être traités qu’en collaboration avec les ORP.

La mission des ORP est délicate: s’ils présentent trop peu de candidats aux employeurs, on dira qu’ils travaillent au ralenti. Idem s’ils en présentent trop. Est-ce un dilemme pour vous aussi?
En théorie, oui. Les ORP fonctionnent bien lorsqu’ils transmettent aux employeurs des dossiers dont ils sont convaincus de la qualité. J’ai le sentiment que c’est aussi la position des cantons. Il y aura donc également des offres d’emploi pour lesquelles il ne sera pas possible de trouver un candidat adéquat. L’exemple classique est celui des biologistes: cette profession devrait être soumise à l’obligation d’annonce, mais les postes vacants seront vraisemblablement difficiles à pourvoir, compte tenu des compétences très spécifiques qu’ils exigent. Quoi qu’il en soit, cela fait partie du jeu. Au final, l’obligation d’annonce permet aussi bien aux ORP qu’aux demandeurs d’emploi d’agir avec un temps d’avance.

Selon GastroSuisse, la recherche de cuisiniers est ardue. Et pourtant ils font partie d’une profession qui sera sans doute soumise à l’obligation d’annonce. N’est-ce pas contradictoire?
Cela illustre bien le dilemme auquel nous sommes confrontés: nous voulons définir le plus précisément possible les différents groupes professionnels concernés, tout en restant dans la clarté et la simplicité.

Attendez-vous des employeurs une certaine période de tolérance?
Je souhaite deux choses de leur part: qu’ils fassent preuve d’ouverture à l’égard de l’obligation d’annonce, tout en essayant de saisir les opportunités qui l’accompagnent, et qu’ils s’adressent aux ORP en cas de difficultés ou de demandes, afin de trouver des solutions non bureaucratiques.

Quel est l’avantage d’avoir un temps d’avance lors d’une postulation?
Cela permet à un demandeur d’emploi de se mettre plus tôt en contact avec un recruteur, avant que ce dernier ne reçoive d’autres candidatures. Ce système s’avère généralement payant. Mais surtout, l’obligation d’annonce va améliorer la transparence du marché de l’emploi dans les branches où le taux de chômage est le plus élevé. À l’avenir, le petit magasin de village qui cherchait auparavant ses collaborateurs et collaboratrices par le biais des petites annonces devra lui aussi déclarer ses postes vacants. C’est une avancée énorme. Actuellement, beaucoup d’emplois sont pourvus par voie informelle dans le segment des professions fréquemment touchées par le chômage.

D’après vous, y aura-t-il beaucoup de postes concernés par l’obligation qui ne seront pas annoncés?
Non. Si l’obligation d’annonce n’est pas respectée, ce sera avant tout par ignorance ou en raison d’une interprétation divergente du poste en question. Dans ce cas, la sanction devra être appliquée avec précaution; les contrôles devront être fondés sur le niveau de risque.

Les activités des conseillers ORP vont-elles changer?
Le travail des conseillers restera le même qu’aujourd’hui. Ils évalueront les nouvelles annonces de postes vacants, adresseront aux entreprises des candidats adéquats et soutiendront les demandeurs d’emploi dans l’établissement de leurs dossiers de candidature. À cet effet, ils pourront par exemple mettre en place des allocations d’initiation au travail ou de formation. Les petites entreprises ont parfois également besoin de soutien pour préparer certaines mises au concours de postes; de nombreux ORP disposent d’un savoir-faire dans ce domaine.

Le coût de ces nouvelles prestations risque-t-il d’être important?
Non. Si ces nouvelles mesures permettent d’augmenter le nombre de placements, leur retour sur investissement sera garanti. Elles sont d’ailleurs prévues pour cela.

Quand sera-t-il possible de tirer un premier bilan?
Nous allons mettre en place un monitorage annuel visant notamment à vérifier le respect de l’obligation ou le nombre d’annonces de postes vacants prises en charge par les ORP. En outre, une fois par an, nous sonderons demandeurs d’emploi et employeurs sur leur niveau de satisfaction quant aux prestations de l’ORP. À terme, nous devrons vérifier aussi que les mesures aient l’effet escompté.

Encadré

Aperçu: ce qui va changer dès cet été

Par Christine Bitz, rédactrice de PANORAMA

Le SECO et les services cantonaux de l’emploi ont collaboré étroitement pour préparer l’entrée en vigueur de l’obligation d’annonce. Une communication nationale permettra d’informer les employeurs.

Une entreprise cherche un plâtrier-peintre? Dès le 1er juillet 2018, elle devra obligatoirement annoncer le poste à l’ORP, en lui donnant cinq jours d’avance sur les agences de placement privées et les bourses d’emploi. L’ORP aura trois jours pour présenter des profils adéquats. Il en ira de même pour plusieurs dizaines de types de professions présentant un taux de chômage de 8% (5% dès le 1er janvier 2020). Le Conseil fédéral publiera en été 2018 la liste des types de professions concernées. Une liste provisoire sera toutefois consultable à partir du mois d’avril sur le nouveau portail www.travail.swiss, afin de permettre aux employeurs de clarifier les types de postes qu’ils seront tenus d’annoncer à l’ORP. Le taux de chômage par type de professions et la liste y afférente seront actualisés une fois par an par le SECO. Les cantons seront libres d’ajouter des groupes professionnels dont le taux cantonal dépasse le seuil défini, conformément au nouvel article 53e de l’ordonnance sur le service de l’emploi. La mise en place de ce dispositif fait suite aux décisions du Parlement et du Conseil fédéral relatives à l’application de l’initiative populaire «Contre l’immigration de masse» acceptée par le peuple suisse le 9 février 2014 et qui a fait l’objet d’une nouvelle disposition constitutionnelle à l’art. 121a. Les cantons sont chargés de le mettre en œuvre à leur échelle. Pour ce faire, une directive du SECO précisera les processus globaux, que les cantons devront ensuite décliner et adapter à leur contexte. Ces derniers devront aussi renseigner les employeurs et le public, parallèlement à la campagne d’information nationale que le SECO initie au printemps, en collaboration avec l’Association des offices suisses du travail, l’Union suisse des arts et métiers ainsi que l’Union patronale suisse. Les services de l’emploi et les employeurs pourront également compter sur certains outils numériques tels que la plateforme Job-Room, qui a été adaptée aux exigences de l’obligation d’annonce (cf. PANORAMA 6/2017). En outre, quelque 200 postes de travail supplémentaires devraient être créés à terme. Par ailleurs, des rencontres entre le SECO et les autorités cantonales d’application ont permis d’informer et de soutenir efficacement ces dernières. Aux dires du SECO, ces rencontres ont suscité un grand intérêt. Du côté des chefs de services cantonaux, certains s’estiment relativement sereins, tandis que d’autres attendent de voir (cf. témoignages ci-dessous). Tous ont à cœur de préserver la qualité des partenariats mis en place avec les employeurs de leur canton, en évitant de les noyer sous un surplus de bureaucratie.

Commentaire

«Pratique ‹win-win› pour les demandeurs d’emploi et les entreprises»

Bâle-Ville: Nicole Hostettler, cheffe de l’Office de l’économie et du travail

(Photo: AWA)

«Le canton de Bâle-Ville est tourné vers l’étranger par sa situation géographique et son économie. Quelque 60% des citoyens ont rejeté un contingentement du marché du travail dans le cadre de l’initiative contre l’immigration de masse, lequel aurait entraîné, à leurs yeux, des incidences négatives et une augmentation significative de la charge de travail des employeurs. La solution adoptée aujourd’hui, à savoir l’obligation d’annonce des postes vacants, nous semble pragmatique et applicable. Nous la considérons même comme une opportunité pour notre marché de l’emploi. Il est difficile d’évaluer le nombre d’annonces supplémentaires de postes vacants que cela va engendrer. Sur la base des chiffres publiés par le SECO, nous l’estimons à environ 1700 par année. Pour l’instant, nous ne prévoyons pas de compléter notre effectif. La Confédération, pour sa part, va étoffer son portail emploi et organiser des séances d’information à l’intention des entreprises. Nous estimons être bien préparés et analyserons la situation en fin d’année, en nous appuyant sur des faits et des chiffres concrets. Chez nous, les ORP ont la chance de bénéficier d’un service externe. Bien établi, ce dernier entretient un contact direct avec les entreprises locales, répertorie les annonces de postes vacants et oriente les demandeurs d’emploi. Nous pourrons nous appuyer sur cette structure pour déployer l’obligation d’annonce. À l’heure actuelle, nous répondons aux questions des entreprises sur sa mise en œuvre et intégrons toutes les informations qui émanent de la Confédération. La structure économique de Bâle-Ville exige un haut niveau de qualification et de spécialisation, notamment dans les secteurs des sciences de la vie, de la logistique et de la finance. On verra comment l’obligation d’annonce pour les professions avec un taux de chômage de 8% se répercutera sur le marché du travail. En effet, nos chiffres du chômage sont plutôt élevés dans l’hôtellerie-restauration et la construction. Mais l’expérience acquise dans la gestion des postes vacants annoncés nous rend confiants. Nous sommes globalement optimistes: nous pensons être prêts et considérons qu’il s’agit d’une pratique ‹win-win›, tant pour les demandeurs d’emploi que pour les entreprises. Les prestations de nos ORP gagneront certainement encore en visibilité. Il est réjouissant de voir que les employeurs et les associations cantonales abordent ce changement de manière assez détendue et contactent notre office pour des questions concrètes et constructives. Le nouveau portail www.travail.swiss est très utile à cet égard.» (dfl)

Commentaire

«Une opportunité de développement pour les ORP»

Berne: Marc Gilgen, chef du Service public de l’emploi

(Photo: DR)

«Le Service de l’emploi du canton de Berne a créé, il y a déjà quelques années, le Service du marché du travail. Il n’est donc pas nécessaire d’ouvrir de nouvelles structures pour répondre à l’obligation d’annonce des postes vacants. Mais à l’avenir, les quelque 160 conseillers en personnel des quatorze ORP cantonaux devront s’engager plus systématiquement dans le processus de placement. Leur tâche sera d’identifier des candidats adéquats pour les postes à pourvoir et de les annoncer à ce service, qui prendra ensuite contact avec les employeurs. Nous testons actuellement ce processus, ce qui nous permettra de former nos collaborateurs, une fois que PLASTA sera remanié. En outre, nous organisons des formations afin d’améliorer la qualité du conseil, en nous fondant sur le modèle soleurois. Nous visons à ce que l’inventaire des qualifications professionnelles soit suffisamment différencié et exhaustif. C’est là, me semble-t-il, l’une des clés du succès de l’obligation d’annonce. Plus les compétences des demandeurs d’emploi seront répertoriées avec précision, plus la quantité et la qualité des données disponibles seront élevées, plus la recherche en ligne d’un candidat par les employeurs sera efficace. Pour ce faire, le SECO a mis en place les prérequis techniques et va poursuivre ses efforts à l’avenir. Si nous passons cet obstacle, je suis certain que nous offrirons des opportunités supplémentaires d’emploi aux personnes inscrites à l’ORP! Par contre, s’il est impossible d’apporter cette plus-value aux employeurs, notre réputation risquera d’en sortir ternie. L’obligation d’annonce nous pousse également à réexaminer et à adapter d’autres processus. À mes yeux, il s’agit là d’une opportunité de développement pour les ORP. Le délai de trois jours ouvrables pour présenter des candidats est jouable, à condition que les processus soient adéquats. Il est difficile de savoir s’il nous faudra du personnel supplémentaire. Nous analysons en ce moment le nombre projeté d’annonces additionnelles de postes vacants. Pour l’instant, j’estime que la dotation actuelle en personnel suffira à faire face à l’obligation d’annonce, compte tenu de l’optimisation des processus et des améliorations techniques en cours.» (dfl)

Commentaire

«L’enjeu clé réside dans la question du délai de cinq jours»

Valais: Peter Kalbermatten, chef du Service de l’industrie, du commerce et du travail

(Photo: Foto Grafik Fux)

«Le partenariat avec les employeurs du canton et la recherche de personnel ne sont pas nouveaux pour nous. Depuis plusieurs années, nous développons des contacts étroits avec les entreprises et les organisations professionnelles. Pour tous les postes vacants, nous disposons, au sein des ORP, de répondants en entreprise spécialisés. Début 2018, ces derniers ont assisté, avec les chefs ORP, à une séance d’information du SECO sur l’obligation d’annonce. Nous attendons les statistiques du SECO pour connaître les types de professions concernées et le nombre de postes à annoncer. Dans les grandes lignes, entre 2500 et 3000 postes devraient s’ajouter aux 4900 annoncés en 2016. Les secteurs touchés seront ceux de la construction, du tourisme et de l’agriculture. Pour l’heure, nous ne prévoyons pas d’engager du personnel supplémentaire, en raison notamment de la bonne conjoncture et parce que nous estimons qu’avec plus de 190 collaborateurs et collaboratrices, des synergies sont possibles. Les processus et les procédures sont quant à eux en train d’être affinés. Pour moi, l’enjeu clé réside dans la question du délai de cinq jours. Selon le SECO, ce délai commence à courir lorsque l’ORP confirme formellement à l’employeur la réception de l’annonce complète. Or, dans l’esprit des employeurs, celui-ci débute dès l’annonce du poste vacant à l’ORP, ce qui est très différent. Il convient donc de bien communiquer à ce sujet. Nous n’avons pas attendu le lancement de la campagne d’information nationale pour aviser les entreprises et les faîtières et avons élaboré, pour ce faire, un concept de communication. Je compte également sur les contacts directs: en Valais, ces derniers sont essentiels pour faire passer les messages. Je songe en outre à mettre en place une hot-line destinée aux employeurs du canton. La question des contrôles et des sanctions est actuellement traitée dans le cadre d’un groupe de travail national; nous attendons ses recommandations. Je souhaiterais qu’on nous donne un peu de temps, en prévoyant par exemple le déploiement du dispositif de contrôle dès 2019. L’obligation d’annonce constitue, à mes yeux, une opportunité pour les demandeurs d’emploi et l’ORP. Du côté des entreprises, il y a un grand risque que les tracasseries administratives augmentent. Or, je souhaite à tout prix éviter de mettre à mal les excellentes relations tissées ces dernières années avec les entreprises valaisannes.» (cbi)

Commentaire

«Nous sommes sereins mais restons vigilants»

Neuchâtel: Valérie Gianoli, cheffe du Service de l’emploi

(Photo: DR)

«Chez nous, la sérénité est de mise: nous sommes relativement bien préparés à entrer dans un modèle d’obligation d’annonce. Mais nous restons vigilants face aux enjeux. Depuis un an, une réforme de fond a été entreprise. L’ensemble de l’organisation et des structures du Service de l’emploi a été revu pour permettre la déclinaison d’une nouvelle vision. Le secteur ProEmployeurs a été déployé; il constitue l’un des outils principaux de la nouvelle stratégie neuchâteloise d’intégration professionnelle et du projet ‹New Deal pour l’emploi› qui vise à créer, dans une première étape, des partenariats 1-1 avec les 35 plus grandes firmes du canton. Fondé sur le volontariat des entreprises, ce projet est assez prometteur et donne déjà une petite expérience de ce que peut être l’obligation d’annonce. Sa valeur ajoutée a trait à la bonne compréhension des besoins en compétences et à la qualité des profils proposés par ProEmployeurs, qui s’appuie sur des spécialistes de branches assurant en permanence le contact avec les entreprises. Les sociétés partenaires du ‹New Deal› semblent, elles aussi, assez sereines: le partenariat étroit mis en place leur a permis de connaître notre approche. Les interrogations proviennent plutôt des PME ne disposant pas d’importants moyens en gestion RH. Nous saisissons toutes les opportunités pour les informer, en expliquant notamment les enjeux, la mise en œuvre dans les grandes lignes ainsi que la valeur ajoutée du modèle. Pour ce public spécifique, nous accompagnerons au besoin la communication du SECO par une information complémentaire, standardisée et systématisée, avec des indications claires et précises sur les processus, le rôle de chacun, les modalités pour les employeurs et les prestations dispensées par notre service. Neuchâtel a toujours privilégié le volontariat plutôt que la contrainte. Aujourd’hui, notre défi consiste à faire de l’obligation d’annonce une opportunité, notamment pour élargir notre réseau d’employeurs partenaires. Cela suppose que nous soyons en mesure de proposer une prestation de haute qualité aux employeurs, en particulier dans la sélection des profils transmis pour les postes annoncés – il faut donc des ressources et des outils adaptés aux enjeux. Ce n’est qu’à travers des résultats concrets que nous pourrons répondre aux préoccupations des citoyens, qui craignent que les mutations rapides du marché du travail ne se traduisent par une précarisation de l’accès à l’emploi.» (cbi)

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Le prochain numéro paraîtra le 13 décembre. Focus: Hausse des exigences